BIO-PRO Marguerite Diday-Desbiendras

Je suis devenue psychologue clinicienne après avoir  étudié à l’Université Paris V et à celle de Toulouse II, diplômée avec la mention psychopathologie et criminologie clinique.

J’ai fait un DEA en 2003 (aujourd’hui correspondant à une deuxième année de Master) ponctué par un mémoire de recherche sur la maltraitance psychologique dans la famille et son versant transgénérationnel.

La même année, j’ai suivi les études supérieures  universitaires de Paris VIII sur les thérapies familiales et pratiques systémiques, ce DESU avait lieu à l’époque au  Centre Monceau de Paris avec leurs intervenants.  Après avoir obtenu ce diplôme, j’ai pratiqué la thérapie familiale et de couple au sein de l’équipe de l’association Du couple à la Famille de Toulouse avec cette particularité de travailler en co-thérapie (deux thérapeutes). Nous étions supervisés et formés régulièrement (par S. Escots de l’Institut d’Anthropologie Clinique).

Avant d’en arriver à la thérapie familiale, j’étais déjà sensibilisée à l’approche systémique et à la thérapie brève en suivant des séminaires de formation, notamment avec F. Balta. En 2000, j’ai même achevé tout le cursus de PNL (à l’Institut français de PNL) ce qui était une vraie bouffée d’oxygène pour une jeune étudiante en psychologie, qui plus est dans un pays où la psychanalyse est omniprésente dans l’enseignement. Bien que la programmation-neuro-linguistique ne soit pas à considérer comme une méthode thérapeutique  en tant que telle, c’est dans ces stages que j’ai découvert la passion de travailler sur et avec le langage, les croyances, les états internes et les valeurs des individus. Les inventeurs se sont largement inspirés du courant de pensée de « Palo Alto », ainsi que de grands noms tels que  Milton Erikson ou Virginia Satir. La PNL est un ensemble de principes très simplifiés de systémique, avec des techniques plutôt de coaching  et de communication dont  j’utilise encore certaines (comme la détermination d’objectif, le recadrage, la distanciation des émotions par la visualisation, l’hypnose conversationnelle).

Aujourd’hui, je  suis de près l’évolution des connaissances de l’approche systémique, notamment les travaux de recherche des représentants européens de la thérapie brève de Palo Alto rattachée au MRI (Mental Research Institut) comme G.Nardone avec lesquels je continue de me former.

L’université française est quant à elle une formidable école de la rigueur scientifique, du diagnostic, de la compréhension et de l’analyse.  C’est bien là où l’on apprend la Psychologie dans toute sa richesse, de la psychophysiologie à la psychologie sociale. J’ai même eu la chance d’avoir des cours de thérapie cognitive et comportementale pendant mon cursus. Mais pour combler un autre manque dans l’enseignement universitaire, j’ai eu besoin de me rapprocher du corporel. Je me suis formée deux ans à la sophrologie en 1998 (ERES). Je n’en ai gardé que les techniques de gestion du stress et de relaxation de base dans la prise de conscience de l’ici et maintenant. Ce type d’approche  a eu le mérite de m’ouvrir aux champs de la méditation de pleine conscience et aux techniques respiratoires.

Je débute le métier d’abord en institutions pendant plusieurs années puis en intégrant un demi-temps de cabinet libéral. Mon orientation systémique a naturellement orienté ma pratique vers le thème des violences relationnelles et de la gestion des conflits.

En 2007, trouvant impérative la nécessité d’appliquer une méthode efficace et reconnue pour traiter le psychotraumatisme, je me forme à l’EMDR à l’Institut Français d’EMDR de Paris. Je fais partie des chanceux qui ont pu avoir D. Servan-Schreiber comme enseignant. Lorsque j’apprends que F. Shapiro, la fondatrice de la méthode, était justement psychologue au MRI et y a mené ses premières recherches, je ne suis pas étonnée de me sentir dans mon élément. Le modèle du traitement adaptatif de l’information qui sous-tend l’EMDR ainsi que le protocole en soi, viennent en complément indispensable à ma pratique, notamment parce que je reçois beaucoup de victimes de maltraitance.

Dans cette période et jusqu’en 2012,  j’ai supervisé et formé des équipes du médico-social. J’intervenais aussi sur sites au sein d’un réseau de prévention de la violence (Rectorat de Toulouse, PREVIOS pour les professionnels ayant en charge des victimes, MATERMIP pour les hôpitaux,  entre autres).

La clinique étant ce que je préfère, je décide en 2012 de consacrer un plein temps à mon activité libérale et me spécialise de plus en plus dans la prise en charge des victimes de violence et notamment d’emprise mentale.

En 2013, je deviens superviseur  EMDR Europe, puis forme mes collègues aux thèmes de la relation thérapeutique en EMDR pour les cas complexes, ce dans le cadre de la formation continue de l’association EMDR France. Je développe une méthode pour diagnostiquer les patterns relationnels d’un patient et savoir comment l’utiliser dans la stratégie thérapeutique, notamment en EMDR.

En 2014, nous créons avec mon mari Nicolas, le Pôle EMDR de Toulouse afin de proposer un lieu de rencontres et d’échanges cliniques entre professionnels, avec des covisions, des formations ou des supervisions spécialisées. Nous avions en effet constaté qu’aucun endroit dans le grand sud  ne permettait aux collègues de se réunir et de partager leur pratique, leur expérience et leurs travaux de recherche. Depuis au « Pôle », psys et patients s’y croisent dans une ambiance détendue et joyeuse ! « Y a de l’ambiance ici ! ».

En 2015, j’obtiens un diplôme universitaire d’hypnose médicale.

En 2017, je bifurque et m’embarque pour des études de médecine traditionnelle chinoise (à l’IMTC) pour explorer la dimension énergétique du corps humain. Je me passionne pour la philosophie taoïste et je découvre cette médecine de l’intérieur. Mais au bout de 2 ans, je décide de passer à autre chose, convaincue que l’unique soin ici bénéficie simplement de l’effet contextuel (toutefois utile pour certains symptômes) et que l’énergie n’est qu’un concept métaphorique. J’utilise depuis les  « métaphores chinoises » en thérapie !

Aujourd’hui, je surfe sur la nouvelle vague des thérapies cognitives et comportementales appelée thérapie ACT (acceptation et engagement) qui fait complètement écho à mon style d’intervention.