BIO-PRO Marguerite Diday-Desbiendras

Marguerite Diday-Desbiendras(M. D.D.) est psychologue clinicienne. Elle a étudié à Paris V et Toulouse II, diplômée de Psychopathologie et Criminologie Clinique.

En 2003, elle fait un DEA avec un mémoire de recherche sur la maltraitance psychologique dans la famille et le versant transgénérationnel. (Sous la direction d’A.M. Favard de Toulouse II).

L’Université française est une école de la rigueur scientifique, du diagnostic, de la compréhension et de l’analyse.  C’est bien là où l’on apprend la Psychologie dans toute sa richesse, de la psychophysiologie à la psychologie cognitive. Mais pour combler un manque dans l’enseignement universitaire, M.D.D. a eu besoin de se former à une approche plus « corporelle ». Formée deux ans à la sophrologie en 1998 (ERES) pour apprendre des techniques de gestion du stress et de relaxation.

C’est ensuite à cause d’un manque criant de cours de communication qu’elle se tourne vers la programmation-neuro-linguistique(à l’Institut français de PNL) et y découvre des techniques utiles pour travailler sur et avec le langage, les croyances, les états internes et les valeurs des individus. En 2000, elle devient « Maître praticien ».C’est une bouffée d’oxygène pour une jeune étudiante en psychologie, dans un pays où la psychanalyse est omniprésente dans l’enseignement universitaire. Les inventeurs de la PNL se sont largement inspirés du courant de pensée de « Palo Alto », ainsi que de psychothérapeutes renommés tels que  Milton Erickson ou Virginia Satir. C’est alors que M.D.D. se passionne pour l’approche systémique et se forme exclusivement à cela en suivant différents séminaires. C’est un nouveau paradigme de pensée pour comprendre la complexité humaine, qui deviendra son courant de réflexion privilégié.

En 2004, elle obtient un Diplôme Supérieures Universitaires à Paris VIII en Thérapies Familiales et Pratiques Systémiques. Ce DESU avait lieu à l’époque au  Centre Monceau de Paris avec leurs intervenants. Elle a ensuite pratiqué la thérapie familiale et de couple au sein de l’équipe de l’association Du couple à la Famille de Toulouse avec cette particularité de travailler en co-thérapie (deux thérapeutes). Ses partenaires et elle étaient supervisés et formés régulièrement par S. Escots de l’Institut d’Anthropologie Clinique (l’IAC). Aujourd’hui, M.D.D. suit de près l’évolution des connaissances de la psychothérapie systémique, notamment les travaux de recherche des représentants européens de lathérapie brève de Palo Alto rattachée au MRI (Mental Research Institut)comme le Pr G.Nardone avec lesquels elle continue de se former.

Elle pratique en institution médico-sociale (CEDEPTH, Foyer de vie) pendant plusieurs années puis s’installe à mi-temps en cabinet libéral. Son orientation systémique a naturellement orienté sa clinique vers le thème des violences relationnelles et de la gestion des conflits. Elle supervise et forme des équipes du médico-social. Elle intervient aussi sur sites au sein d’un réseau de prévention de la violence (Rectorat de Toulouse, PREVIOS pour les professionnels ayant en charge des victimes, MATERMIP pour les hôpitaux,  entre autres).

En 2007, trouvant impérative la nécessité d’appliquer une méthode efficace et reconnue pour traiter le psychotraumatisme, M.D.D se forme à l’EMDR (à l’Institut Français d’EMDR). Elle fait partie des chanceux qui ont pu avoir D. Servan-Schreiber comme enseignant. Lorsqu’elle apprend que F. Shapiro, la fondatrice de la méthode, était justement psychologue au MRI et y a mené ses premières recherches, elle n’est pas étonnée de se sentir dans son élément. Le modèle du traitement adaptatif de l’information qui sous-tend l’EMDR ainsi que le protocole en soi, viennent en complément indispensable à sa pratique, notamment parce qu’elle reçoit beaucoup de victimes de maltraitance.

La clinique étant ce qu’elle préfère, elle décide en 2012 de consacrer un plein temps à son activité libérale et se spécialise de plus en plus dans la prise en charge des victimes de violence et notamment d’emprise mentale (violence conjugale, violence sectaire et abus provenant de professionnels). Elle mène actuellement une recherche cliniquesur ce thème.

En 2013, M.D.D. devient superviseur  EMDR Europe, puis forme ses collègues aux thèmes de la relation thérapeutique en EMDR pour les cas complexes, ce dans le cadre de la formation continue de l’Association EMDR France. Elle développe une méthode pour diagnostiquer les patterns relationnels d’un patient et savoir comment l’utiliser dans la stratégie thérapeutique, notamment en EMDR.

En 2014, elle crée avec son mari Nicolas, le Pôle EMDR de Toulouse afin de proposer un lieu de consultations pour les patients, ainsi que des rencontres et échanges cliniques entre professionnels (co-visions, présentations gratuites, formations et supervisions spécialisées). Ils avaient en effet constaté qu’aucun endroit dans le grand sud ne permettait aux collègues de se réunir et de partager leur pratique, leur expérience et leurs travaux de recherche. Depuis au « Pôle », psys et patients s’y croisent dans une ambiance détendue et joyeuse !

En 2015, M.D.D. obtient un Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale (à Toulouse III Paul-Sabatier en lien avec l'Institut Milton H.Erickson Toulouse Occitanie, IMHETO).

En 2017, elle entame des études de médecine traditionnelle chinoise (à l’IMTC) pour explorer la dimension « énergétique » du corps humain. Elle s’intéresse à la philosophie taoïste et découvre cette médecine de l’intérieur. Au bout de 2 ans, elle décide d’arrêter, découvrant que les soins proposés bénéficient simplement de l’effet contextuel (toutefois très utile pour certains symptômes).

Puisque la psychologie est en constante évolution et qu’elle accorde une grande importance  aux recherches scientifiques dans ce domaine, M.D.D. continue à se former régulièrement. Elle surfe actuellement sur la nouvelle vague des thérapies cognitives et comportementales appelée thérapie ACT (acceptation et engagement) qui fait complètement écho à son style d’intervention.